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Le Grand Silence

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Octobre 1995. Soir de référendum sur la souveraineté du Québec. Le Canada est comme une corde tendue à l'extrême qui peut se rompre à tout moment. À Montréal, Gabriel, 20 ans, et ses amis ont les yeux rivés au petit écran et sont quasi muets. Son père capte la scène, discrètement. Pleins d'espoir, Gabriel et ses copains ont voté aujourd'hui pour la première fois. À l'autre bout du Canada, d'autres jeunes, anglophones cette fois, sont réunis à Vancouver autour d'Anouk et sa soeur, deux Québécoises qui expliquent patiemment les aspirations du Québec. Avec émotion, les jeunes anglophones expriment leur attachement viscéral au Canada et au Québec, mais aussi leur compréhension du geste souverainiste que posent des milliers de Québécois de leur âge. Ils sont déchirés et empathiques. Entre ces deux groupes, qui sont en présence sans se rencontrer, un père (le réalisateur) écrit à son fils. Il lui raconte le travail qu'ont fait dans l'ombre--et souvent en silence--tous les sans voix qui ont bâti le Québec. En français. Envers et contre tout. Et il affirme que l'avenir de ce pays repose entre les mains des jeunes de sa génération.

1997, 43 min 57 s