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Il ventait devant ma porte

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Atteint de troubles bipolaires, le cinéaste Pierre Goupil (Celui qui voit les heures, La vérité est un mensonge) se raconte dans ce portrait sensible, où il confie son rapport difficile à la maladie et revient sur son cheminement d’artiste au sein d’une société qui isole les marginaux. Son mal, l’homme a mis plus de 25 ans à l’accepter, refusant obstinément de rentrer dans les cases de la normalité. Aujourd’hui, la camisole chimique qui stabilise son état le coupe de ses émotions. Issu de la génération intellectuelle des années 1960, il n’en continue pas moins de questionner le monde et de militer pour une solidarité globale.

Écrit et réalisé en collaboration avec Rénald Bellemare, Il ventait devant ma porte célèbre la vie au-delà la souffrance, tout en réaffirmant l’importance des liens sociaux et de l’engagement politique. Abordant les thèmes de la précarité et de la vulnérabilité qui frappent les personnes aux prises avec cette « maladie de l’âme », le film est une ode à la liberté face à tous les pouvoirs qui asservissent. À l’image de nos saisons contrastées, le combat du cinéaste tient à la fois de l’hiver de force et du printemps tant attendu d’un renouveau de la création.

 

 

2014, 74 min 53 s

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