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Samedi, la nuit

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Une neige immaculée recouvre les rues silencieuses de Montréal. La cinéaste Rosana Matecki repense au deuil collectif de Leonard Cohen qui a suscité en elle un tout premier sentiment d’appartenance à la ville. Elle fait la connaissance de deux compatriotes latino-américains qui cherchent eux aussi à tisser des liens intimes avec leur ville d’adoption. Magaly, la jeune cinquantaine, est caissière dans une épicerie; Juan, environ soixante-quinze ans, est peintre. Inspirés par ceux et celles pour qui liberté et mouvement ne font qu’un, ils se croisent un samedi soir à l’intérieur d’une petite salle de danse avec des amateurs de tango ayant franchi le mitan de la vie. Pendant quelques heures, ils dansent, s’abandonnant à la chaleureuse étreinte de l’intimité et de l’appartenance.

Samedi, la nuit a été tourné en espagnol par Rosana Matecki, qui en a aussi assuré la narration. Ce court essai documentaire explore la solitude et présente une vision douce-amère du vieillissement en milieu urbain. La danse devient prétexte à cette exploration intime de la résilience et de la nostalgie à laquelle le paysage sonore immersif et le rythme délicat donnent le ton.

2021, 15 min 04 s

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